Consommations

Il s’est passé beaucoup de choses dans ma vie ces derniers temps. Déjà P. et moi c’est fini. Ok, vous dites mais qu’est ce que ça à voir avec « consommations ». Et puis, quelles consommations? Alcool, courses???

Que nenni, je vous parle de chair. Oui de femmes et d’hommes. Oui ce qui va suivre est assumé si ça vous plait pas oust.

Je disais, depuis la fin de ma relation avec P il y a un peu plus d’un mois, j’ai commencé à fréquenter des sites de rencontres principalement pour reprendre confiance en soi, pour avoir du plaisir mais aussi par vengeance. Oui, je sais le dernier est puéril mais que voulez vous c’est comme ça on se refait pas.

Bon pourquoi faire cet article? Pas que vous vous en foutez de mes histoires de fesses mais un peu. Juste parce que j’ai envie.

Cependant mon psy préféré m’a demandé si je faisais cela pour me faire du mal ou non. La question mérite réflexion.

Je le fais, parce que je suis libre c’est une ode à la liberté et peu importe du quand dira t on. C’est un choix. Je le fais aussi pour me sentir désirable et belle malgré mon obésité. Oui c’est un poil narcissique. Je le fais également pour le risque j’accueille ou je me déplace des inconnus pour une partie de jambes en l’air que je ne connais pas pour une fois et puis au revoir. Je fais attention à me protéger sauf une fois mais normalement il n’y a pas de problème.

J’ai rencontré aussi un certain nombre de queue. Et je peux vous dire que ce n’est guère reluisant… J’ai des profils très clairs: je cherche du sexe et du plaisir. Je ne m’engage pas.

Je demande s’ils connaissent le clitoris ben au bout d’une quinzaine de bonhommes, non ils ne savent pas ou ils font mal. Cela me désespère. Ras le bol du trio cuni, fellation, levrette puis éventuellement fellation. Pas un seul qui pense au plaisir de sa partenaire c’est déprimant.

Pour le couronner le clou, il y en a un certain nombre qui bandent pas, un certain nombre qui ont le sexe trop court, vraiment trop court, un trèèèèèèès grand nombre de lâches (tu es trop timide mais on se revoit pas bien bien t’as juste traversé la France ou je vais fumer et pouf qui revient pas), et les précoces. Alors oui, je sais une panne peut arriver mais je ne sais pas tu t occupes de ta partenaire quand même. Sans compter celui qui a essayé de pénétrer sans préservatif.

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Burn Out

Aujourd’hui une pensée atroce a pointé le bout de son nez. Pour vous situer, j’étais entrain de me battre sur la couture d’une robe – note à moi même plus jamais de vêtement en 52 c’est long, c’est chiant… et là paf plus assez de biais. Bon je me suis dévouée pour commander du biais et du fil mais bon quel sacrifice – surtout pécunier….

Quand j’aurai fini la couture, mais qu’est-ce-que je vais faire? M’ennuyer? A quoi ça sert de continuer?

Serait-ce une peur du chômage? C’est fort probable. Sans aucune malice ou fierté de ma part je n’ai pas l’habitude. Cependant je reconnais que je suis pour le moment dans l’incapacité de travailler. Pas parce que je veux pas mais parce que je peux pas.

Une conséquence de ce trouble appelé Burn Out. Un bien vilain mot, mais une véritable maladie. Une de celle qu’on pense qu’elle n’arrive qu’aux autres. Oui mais non. J’ai été licenciée en janvier 2017 au terme d’une procédure éclair et pour cause réelle – oui, oui ça existe! Je ne parlerai pas de cela ici. La seule chose a retenir c’est qu’au final je suis soulagée. C’est dire à quel point j’en pouvais plus. Rétrospectivement, je me rends compte que j’étais au bout du rouleau. Vraiment. Je jouais ma santé. J’étais malade d’y aller – physiquement, j’en vomissais du sang- et surtout beaucoup trop épuisée. Comment j’en suis arrivée là? Lentement au fur et à mesure. Je me suis trop impliquée pas assez de recul, et puis j’ai refusé d’obéir aveuglément à tout – il faut faire des réunions sur les déchets mais un administrateur m’a indiqué que lui il les jetait dans la bene de sa banque… Oui mais non. Et surtout je leur coûtais cher. Et beaucoup de squelettes dans le placard. Après j’ai des regrets pas parce que je n’ai pas fait ce qui fallait- j’ai ma conscience pour moi – mais pour avoir laisser des gens à qui je tenais, des dossiers non bouclés. Il y a des choses que j’ai aimé comme chercher des informations synthétiser et restituer, du relationnel. Beaucoup de choses à apprendre.^^ et ça c’est ce que je préfère. Mais pas au point d’être en arrêt pour épuisement psychique et physique une fois par an.

Retrouver du travail? Bien sur. Mais quoi? J’ai l’impression de ne savoir rien faire, d’avoir usurpé mon diplôme d’ingénieur que j’ai eu que parce que cela était par apprentissage je n’ai absolument pas le niveau académique d’un ingénieur.

D’où l’idée de faire un bilan de compétence pour savoir que faire vers où aller? J’ai envie de partir vers l’environnement et puis se réorienter n’est pas un échec juste une évolution. A suivre dans le prochain épisode.

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La joie ou non des travaux (épisode 1)

Qui dit achat d’une maison, dit travaux. Bon d’accord beaucoup de travaux mais quel plaisir de vivre à la campagne.

Nous ne ferons pas une partie des travaux tels que la plomberie et l’électricité. De fait la recherche d’un artisan fut homérique. Alors oui je sais ils ont pas de travail bla bla mais manifestement pas les miens. Je m’explique: j’ai demandé un devis pour l’électricité (tout est remis aux normes donc pas une paille ni en sous sous ni en travail…). Outre le fait qu’il a fallu deux mois pour avoir le devis, les travaux devaient, théoriquement commencer aujourd’hui… Sauf que j’ai beau regardé sous les cats très actifs mais non l’entreprise n’est pas là.

Il est avec toi mon Sherka?                  Ou avec toi mon Miko?

Bon à ce stade je reconnais que j’ai commencé à fulminer un peu genre signaux indiens… Et là 15h47 exactement le gérant m’appelle pour me dire qu’il est débordé et qu’il passera demain – grrrrrr. Depuis je réflexione je rappelle ou non? Parce que je sens venir les emmerdes avec cette boîte.

Pour varier les plaisirs, il y a une fuite d’eau dans les canalisations en cuivre enterrées. Un gugus est passé le 16 février 2017 pour un devis et comment dire que le dit devis n’est pas arrivé avec ces petits pixels véloces… Par conséquent un autre plombier est venu samedi m’a fait le devis et commence mercredi une bonne chose de fait, le toilette ébréché ne devrait plus risqué de se briser sous le poids de mon postérieur.

Ensuite, crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) oblige, nous avons décidé de passer via un professionnel pour l’isolation des combles qui est inexistante. Et je crois que j’ai suffisamment traumatisé le dirigeant pour qu’il ne me réponde plus. Eh oui, j’ai exigé les mentions obligatoires pour pouvoir bénéficier du CITE déformation professionnelle oblige.  Et j’ai fini par lui dire où trouver les infos. Et depuis il doit être en état de mort cérébrale le pauvre monsieur.

J’ai honte mais tellement honte, si tu savais. Ou pas.

Bref en attendant je vais aller voir si y a des fraises et rappeler l’électricien pour 18h30 pas avant parce que bon c’est un peu trop facile.

Oups, il est 19h50 et j’ai toujours pas rappelé.

Gataki ou le retour du tricot

Revoilou le tricot, il faut pas croire mais depuis le dernier article sur la question je n’ai pas chômé. Des chaussettes, des châles, des snoods etc.

Aujourd’hui je vous présente un sujet qui me tient très à cœur le premier ouvrage pour moi. Il s’agit du pull Gataki de Mélina Letipanda qui fait des modèles superbombes et très différents les uns des autres mais surtout grandes tailles compatibles.

Après avoir hésité trois plombes sur le thème du « fais je le finir? », « est ce que ça m’ira » j’ai donc jeté mon dévolu sur ce modèle. Premièrement parce qu’il me plait esthétiquement, puis parce qu’il permet un tour de poitrine de 135 cm c’est à dire ma taille. Je l’ai fait dans le fil préconisé par la designer à savoir le Drops DROPS ♥ You 5 fil en pur coton recyclé et le tout dans le coloris 120 « bleu roi » la bonne couleur est celle de l’image de la pelote en bas à droite.

Je reconnais que je suis très satisfaite de moi. Il m’a fallu un mois pour le finir entre deux trajets. Le coton est très lourd et quelque problèmes au niveau du col et des aisselles car si je fais un 52 de poitrine c’est pas le cas pour le reste mais bon quelques pinces sous poitrine plus tard et un lien plus tard et c’était réglé. Mon seul regret est peut être de ne pas l’avoir allongé plus mais j’avoue que j’avais envie de finir du coup il me reste 5 pelotes qui trouveront un projet plus tard.

Mais sinon il fait son effet avec une jupe noire ou un short ou avec un chat noir comme vous pouvez le constater…

Page ravelry du projet ici

Ras les ovaires

Outre le fait que j’adore mon titre – c’est vrai quoi j’ai pas de couilles donc ça peut pas me les casser, j’inaugure une nouvelle catégorie.

Alors, j’en ai ras les ovaires parce que y a des gens qui s’occupent pas de leurs affaires.

Parce qu’entendre à 28 ans que pour un prêt bancaire je suis « trop » malade et que pour eux j’ai une espérance de vie réduite – quand bien même ça serait vrai, c’est un coup à saper le moral – donc surprimes je trouve ça très abusif et très intrusif. Encore, dixit le toubib, j’ai évité le pire, ils ont osé demander à une femme qui avait eu un problème à l’utérus si elle avait un partenaire régulier et combien de fois elle faisait des chocapics. et pourquoi pas les positions tant qu’on y est????!

J’en ai ras les ovaires quand certaines personnes de mon entourage trouvent que je devrais me rétracter pour la maison (cf. ci-dessus et l’erreur de dossier du banquier) enfin nous. Sauf que non et que comme dirait mon psy, l’échec aurait été de renoncer.

J’en ai ras les ovaires de m’entendre dire, vous êtes trop grosse donc vous pouvez pas avoir d’enfants sans perdre 50 kg, mais vous n’êtes pas opérable – je veux pas d’ailleurs et je reviendrai te parler bientôt de mon hospitalisation pour le sujet pendant 6 semaines – avec vos médocs – on en parle du troisième sevrage qui me fout la trouille? –parce que l’enfant aura une crise de manque à la naissance. Et sinon me prendre en charge pour un problèmes de menstrues non? parce que bon ça fait depuis février 2016 que je n’ai pas eu de règles mis à part sous duphaston une fois et deux fois avec la pilule du lendemain donc bon même si je voulais comment dire, je pourrai pas. Parce que dans l’absolu je ne veux pas d’un enfant maintenant trop de choses à gérer, entre le travail la maison et puis surtout je ne suis pas seule à décider – coucou chéri.

J’en ai ras les ovaires d’un travail  qui méprise ses collaborateurs et qui essaie de les pousser à la rupture nerveuse. Oui je sais, je n’ai qu’à partir sauf que c’est pas aussi simple je dois attendre février que c’est quand même un salaire et qu’il est hors de question que je parte sans rien derrière. J ai reçu un mail fort peu sympathique de mon employeur. Je m’étalerai point sur le sujet principalement parce que je réagis de façon épidermique et excessive.  Ce qui m ennuie et me travaille c’est ce que ça a généré comme émotions une colère noire cette colère qui s accroche et qui a des relents comme une marée noire – rien à voir avec les poils du chat sur mon oreiller quoi que…..J’ai fini par répondre parce que bon faut pas pousser mamie dans les orties surtout sans culotte et les accusations à charge bof – je vous jure j’ai pris sur moi et sur mon temps. Tout ça pour qu’au final je m’entende dire, je sais pas je vais vérifier – eh oui si vous m’aviez passé cadre dès le départ on en serait pas là….Du coup je suis irritable et ma tension a fait un bon spectaculaire même 8 jours après l’évènement.

Sinon j’en ai ras les ovaires quand monsieur et le chat et lorsque  j arrive pas à dormir et qu eux ronflent en différé  (ça a un nom mais je l ai perdu).

Bref j’ai les ovaires en pelotes mais sinon tout va bien et comme dirait Julie- podcasts tops sur le tricot et la coutureKeep calm and knit.

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Il est 6h08 du mat’…

Et je dors plus depuis 3h00 du matin… pourquoi?  J’attends que le soleil se lève pour me rendormir. Une foutue angoisse me tord les boyaux. Je la connais bien cette angoisse et sa raison d’être. Je suis épuisée, vidée et exténuée. Si je ferme les yeux tout tourne, j’ étouffe. Alors je surfe, je lis sur internet je re-découvre des blogs supers. Je vais me mettre au bullet journal. Nuit pourrie d un point de vue sommeil mais pleine de découvertes. 
 Mais sinon  tout baigne 😊

Gynécologie ou le plaisir d’être une femme

Soyons bien d’accord dès le départ: cet article n’a pas pour vocation de me plaindre de mon statut-genre-sexe-lunettes (rayer les mentions inutiles) féminin mais de retracer un parcours somme toute fort personnel le mien.

Je vais être honnête je n’ai pas une vie gynécologique qui coule comme de l’eau de source mais c’est pas non plus l’horreur.

Comme beaucoup j’ai commencé avec la pilule contraceptive début 2011 à 23 ans – je te laisse calculer mon âge réel – pourquoi pas avant? tout simplement étant avec une femme jusque là, n’ayant pas d’acné particulièrement virulent ce n’était pas nécessaire. Et puis la vie évolue et les relations aussi. Étant redevenue célibataire et peu fixée j’ai préféré pendre la pilule en plus des préservatifs car bien évidement la pilule n’est pas une protection contre les MST et la pilule du lendemain certes bien pratiques n’est pas une méthode de contraception.

C’était Cérazette – article très intéressant – car cholestérol, triglycérides et autres joyeusetés. Il s’agit d’une progestative pure. Rien à signaler plus de règles mais ça me gênait pas.

Je l’ai conservé jusqu’en  juin 2013 époque où je suis passée à l’implant contraceptif Nexplanon (description ici) posé comme à la boucherie par un professionnel en clinique. Progestatif pur aussi. Là par contre quelques ennuis environ une fois par an une grosse métrorragie de 3 semaines par an avec des cures d’Exacyl. Bon. Là ça commençait à bien faire.

Je suis donc passée au DIU en cuivre (stérilet) un mini car je n’ai pas eu d’enfant en juin 2015. Un peu de douleurs lors de la pose mais rien d’insurmontable. Retour des règles prévu une possibilité de douleur, de saignements abondants j’étais prévenue, mais ça me semblait mineur par rapport aux hormones avalés depuis des années avec des dérèglements – on parle du poids? Bref contente de revenir à la normale de ce côté là.

15 jours plus tard les règles. Aucun problème pas de douleurs. Le pied me direz vous. Ben non parce que ça s’est jamais arrêté, des difficultés à me faire entendre par le médecin. En octobre après 4 mois d’hémorragie continue j’ai décidé que je le faisais enlever parce que c’était plus possible tous tests faits et normaux, échographies, coagulation etc

Retour sous pilule progestative uniquement. 1 semaine de répit et rebelotte. Saignements tout le temps, douleurs.

En novembre, en désespoir de cause je me tourne vers l’hôpital. Où un type me sort oui bon ben y a rien on va vous mettre une autre pilule ou un autre stérilet mais prise de sang tous les mois vu votre bilan sanguin. Oui mais non. Je n’attendais pas une solution mais au mois un soulagement des effets secondaires. Il ne m’a jamais revu.

Après ce rendez-vous j’ai choisi de tout arrêter et de repasser aux préservatifs malgré une vie de couple stable. Tout aller bien jusqu’en février depuis plus l’ombre des règles sauf en avril provoquées par Duphaston et deux pilules du lendemain en raison d’une rupture de préservatif.

Dernier rendez-vous sur le sujet le 1er septembre 2016. Résultat: en fort surpoids, suspicion d’hisurtisme, dérèglement complet des hormones et une batterie de tests à faire.

Bref.

Moralité, le corps des femmes sont des mystères nous sommes chacune différentes. Mais des fois, il serait bon de se sentir, écouter, soutenue par le corps médical. Ne pas toujours entendre dire « de toute façon vous êtes grosse ». C’est vrai et c’est la causse de nombre de problèmes mais je suis aussi un être humain. Nous le sommes toutes. Pas des rats de laboratoire.

Je vous conseille l’excellent livre « Le chœur des femmes » de Martin Winckler. La critique par Le Monde est ici.

Bonne lecture!

Plaid – Pierre & Agi

Mon bébé frère s’est marié le 19 décembre 2015. Enfin, bébé, tout est relatif.

Et donc qui dit mariage dit cadeau et qui dit cadeau dit fait main et donc tricot.
Au départ ce tricot n’était pas un cadeau et encore moins de mariage. A la fin c’était un tricot boulet qui a dormi – squatté – un sac pendant deux ans. Et puis sur un coup de tête et pour ce mariage je l’ai repris. Bon d’accord il est très modifié…

A la base, il s’agit d’un modèle de plaid irlandais de Bergères de France du magazine 159 tricoté en fil cocoon coloris stratus – ici. j’ai fait 110 rangs et j’ai décidé à l’unanimité – oui on est plusieurs dans ma tête – d’arrêter là puis de faire différents points avec que des mailles endroits envers. Du coup cela fait un plaid 1,20 x 1m. Oui j’avoue je tricote dans les transports or cela n’était plus possible et c’était lourd. Au final il représente une centaine d’heures de travail….

Il a rejoint ses nouveaux propriétaires qui je l’espère l’apprécient.

Page ravelry ici

Peurs et paniques

12541068_10153230560621269_1568238488987363308_nCeci n’est pas un énième retour, juste l’expression d’une souffrance. J’ai besoin d’écrire pour évacuer. Cela devient urgent. Et cet espace reprendra son cours

Je suis sous anti dépresseurs depuis 3 ans et demi – oui le demi est important. A fortes doses. J’ai tenté deux sevrages à l’heure actuelle. Un en octobre 2014, en pensant que les changements prévus suffiraient à me faire passer le cap. Un changement de travail, de région de Paris à Toulouse, d’appartement plus tard force est de constater que non je n’ai pas pu. Pourtant j’avais tout arrêté. Mais non. Lire la suite de « Peurs et paniques »

Amitié et trahison

Non, non je ne suis pas morte. Juste très occupée.

Je suis malade, ce n’est pas un scoop, – après tout ça fait trois ans – et pas d’une maladie visible. Au risque de m’entendre dire que ce n’est pas une maladie, que je suis folle, que j’ai tout pour être heureuse etc, oui, médicalement, je suis déclarée dépressive – première fois que je l’écris d’ailleurs. Je n’ai pas envie de vous raconter ce qui m’a amené là, de ce qui est mon combat quotidien avec des hauts et des bas, des crises de paniques, des médicaments qui vous rendent dépendants, des âneries des médecins qui ont fait que mon sevrage a été terrible et suivit d’une rechute, des heures d’analyse, de l’envie de se tuer, de la sensation de perdre pieds et de se perdre.

Oui je vais mieux bien mieux suffisamment pour envisager de retenter un sevrage progressif cette fois ci pour éviter la crise de manque de la dernière fois. Et j’espère bien y arriver ^^.

Pourquoi je vous raconte ça? Tout simplement parce qu’une simple phrase m’a fait beaucoup de mal. Ma thérapie actuelle, fort intéressante, a traité et traite encore les personnes toxiques à plusieurs points de vue et de fait beaucoup de choses ont changé avec un tas de personne – un ménage de printemps à grandes eaux. Seulement, voila, un événement me fait dire que je n’ai pas utilisé assez de détergent.

Il s’avère que je ne suis pas très assidue dans mes rendez-vous chez la psychologue du fait de son agenda et du mien. Et là, Y, amie de longue date au cours d’une de nos discutions me balance – oui je deviens vulgaire des fois – « si tu ne fais pas un suivi plus régulier, hebdomadaire, c’est que tu n’as pas envie de guérir et donc je ne veux plus te voir. » Après j’ai fait l’huître – comprendre j’ai fait la morte – le temps de digérer et d’aborder le sujet avec ma psy.

Je trouve ça injuste comme réflexion. Pourquoi ? Parce que je fais au mieux avec les agendas de tout le monde, que je travaille et que surtout je fais de mon mieux. J’ai beaucoup évolué depuis Janvier et très honnêtement j’en suis assez fière. Certes je ne m’en sors pas sans médocs mais je gère au mieux tout. J’ai surtout trouvé ça risible venant de quelqu’un que j’ai porté à bout de bras pendant beaucoup de temps.  Et le premier qui me dit que c’est une façon de s’inquiéter pour moi je lui ris au nez.Et puis ce n’est pas de l’amitié non ?

C’est pas la fin du monde, en soi ce n’est pas grave mais bon j’ai ressenti ça comme une trahison.

Et puis c’est passé parce que cela n’a aucune importance en fait.

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